N’est-il pas vrai que le secteur privé ne réalise que des opérations « rentables » sans se soucier, par exemple, des pathologies lourdes que seul prend en charge l’hôpital public ?


C’est largement une idée reçue : plus de 30% des séjours dits « lourds » (quel que soit le type de spécialité : médecine, chirurgie, obstétrique) sont réalisés dans les établissements privés.

Selon un récent rapport de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), l’activité très lourde et complexe typique des CHU ne représente que 5% des patients qu’ils prennent en charge : 95% des patients sont donc de même nature que ceux des hôpitaux généraux et des cliniques.

Cette activité très lourde et complexe ainsi identifiée représente 0,5% des patients des centres hospitaliers mais 2% de ceux des cliniques qui ont ainsi une frange d’activité de haute technicité supérieure à celle des hôpitaux généraux publics.