L’hôpital public fait de la recherche, de la formation et remplit également des missions classiques de service public (accueil des plus démunis, services d’urgence et permanence des soins 24/24, etc.). N’est-il donc pas normal qu’il y ait des écarts de tarifs ?


Les missions spécifiques de service public, comme la prise en charge des patients précaires (SDF) ou des missions de recherche (cancérologie, formation des internes, innovations médicales,…) bénéficient de financements supplémentaires conséquents. En effet, elles sont financées au travers d’enveloppes dites MIGAC (« missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation ») qui ont été destinées, ces dernières années, à 99% à l’hôpital public. Cette année, leur montant est de 8 milliards d’euros ! Ce sont ainsi près de 20% de financements complémentaires que reçoivent les hôpitaux publics, en plus de tarifs déjà supérieurs à ceux des cliniques. Sur un simple plan économique, c’est totalement aberrant.