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Notre modèle de protection sociale, fondé sur une solidarité sans faille et sur un secteur hospitalier qui combine établissements publics et privés, est reconnu dans le monde entier comme étant un des plus performants et un des plus efficaces.

Mais aujourd’hui, ce modèle est en danger, notre Sécurité Sociale creusant chaque année davantage un déficit abyssal. Pourtant, des solutions simples aux effets immédiats existent.

La généralisation du Tarif Unique apparaît ainsi comme une solution incontournable pour maîtriser les dépenses hospitalières entre le secteur hospitalier public et le secteur hospitalier privé.

Par exemple, qu’est-ce qui justifie encore qu’un séjour de 3 semaines pour le traitement d’une dépression majeure coûte à la Sécurité sociale 7030 € à l’hôpital public et seulement 4210 € dans une clinique ? Ou encore qu’un séjour d’un mois en soins de suite polyvalents coûte à la Sécurité sociale 7290 € à l’hôpital public et seulement 4500 € dans une clinique ? Ou enfin qu’une prothèse de hanche pour traumatismes récents coûte à la Sécurité sociale 6881 € à l’hôpital public et seulement 5436 € dans une clinique De nombreux actes n’engendrent pas ou peu de recherche et ne portent en eux aucune spécificité sociale pouvant expliquer un tarif différent.

C’est pourquoi la FHP demande aux pouvoirs publics d’accélérer la mise en place du tarif unique au-delà des 35 GHS (Groupe Homogène de Séjour) déjà harmonisés en 2009. Ce premier pas, qui a démontré la pertinence et la reconnaissance de notre analyse, reste en effet insuffisant au regard des enjeux auxquels est confronté notre système de santé.
Le tarif unique, quel intérêt pour les patients ?

Depuis quelques années, la spirale inflationniste des prélèvements sociaux a été limitée. Les différents gouvernements ont opté pour une nouvelle stratégie qui se traduit malheureusement par une détérioration des conditions de remboursement.

Lutter contre le déficit, c’est d’abord permettre à la Sécurité Sociale de retrouver un équilibre pérenne et de pouvoir reconquérir progressivement le terrain perdu (ticket modérateur, franchise…).
C’est également permettre aux mutuelles de pouvoir élargir leur prise en charge en bénéficiant des économies ainsi réalisées.
Au final, pour chacun d’entre nous, c’est être mieux pris en charge et mieux remboursés.